Samedi 17 février 2007
On peut voir dormir dehors des moins de 25 ans, 1/4 des SDF, sains d’esprit, humains, souvent sensibles, souvent avec une meilleure compréhension d’eux même et plus de générosité que beaucoup d’hommes.
Sans un espace à soi, sans possibilité de conserver des affaires, de recevoir du courrier, un coup de téléphone, de construire un univers autour de soi, il me paraît extrêmement difficile de réfléchir, d’imaginer une vie normale, de trouver un travail, et même semble t’il de s’aider soi même en allant vers ceux qui pourraient vous aider. Pour ces gens là, se décourager a pourtant des conséquences graves.
Il est sans doute difficile d’imaginer qu’ils n’aient pas une responsabilité dans leur propre situation. Pourtant, il faut se garder de présumer de la vie des gens. Connaître la vie des gens pour accorder son aide est difficile, risqué, partial, présomptueux.
Et inutile.
Il s’agit simplement des Droits de l’Homme. Le rôle de l’Etat est de permettre à chacun la dignité et d’exister en toute liberté, sans jugement et sans attente.
L’état ne met pas en place de structure suffisamment efficace pour accueillir des personnes en difficulté.
Déclaration universelle des droits de l’homme
25.1 Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
29.1 L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.